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Un nouveau régime migratoire est en train de se mettre en place. Certains États cherchent à instaurer des régimes fascistes. Le racisme devient le moteur d’un tel système. On dresse les peuples les uns contre les autres, en en faisant des ennemis et des concurrents. On sème délibérément la haine entre les gens. En plus, les politiques racistes et anti-immigration légitiment le démantèlement des droits humains fondamentaux.

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Un·e réfugié·e est, avant tout, un être humain.

Peu importe de quel pays elle vient, quelle langue elle parle, ou la couleur de ses yeux ou de ses cheveux. Un·e réfugié·e, c’est quelqu’un qui a besoin de protection — tout comme le peuple syrien en avait besoin il y a dix ans, et tout comme le peuple ukrainien en avait besoin il y a quatre ans.


Pour moi, et pour les centaines d’Iranien·nes qui sont venus dans ce pays, être réfugié n’est ni un privilège ni un moyen d’accéder à une vie meilleure.

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« Entre nous pas de frontières » : aujourd’hui, on dit cette phrase non seulement en pensant aux frontières entre les pays, mais aussi à toutes les frontières qu’on dresse entre les gens.

 

Car franchir une frontière nationale ne veut pas dire qu’on est libres. Nos passeports, notre statut de séjour, nos procédures d’asile, les centres d’hébergement et la menace constante d’être renvoyés à tout moment créent de nouvelles frontières entre nous.

 

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Bonjour camarades, quelle immense joie de me trouver ici avec vous, sur cette mythique Place fédérale !

 

Du fond du cœur, je tiens à vous remercier pour votre mobilisation aujourd’hui.

 

Votre présence envoie un message fort : dans ce pays, des femmes et des hommes continuent de défendre le respect des droits humains et de la dignité de chaque personne, indépendamment de son origine, de sa religion, de sa condition sociale ou de son statut.

 

Et c’est précisément pour cela que nous sommes ici aujourd’hui.

 

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Je vous souhaite la bienvenue au nom de l’association Vierviertel et de l’Initiative pour la démocratie. Mon discours portera sur la question de la naturalisation en Suisse.

Il y a 22 ans, mon fils, alors âgé de six ans, et moi-même avons été naturalisés. Grâce à cette naturalisation, j’ai enfin pu participer activement à la vie politique : prendre part aux décisions, voter et même être élue.

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Je vous adresse ces mots afin d’exprimer ma vive inquiétude face au durcissement des politiques administratives et législatives qui touchent aujourd’hui les personnes migrantes.

 

L’augmentation des mesures de détention, de criminalisation et d’expulsion va à l’encontre des valeurs d’humanité et de dignité que notre société se doit de défendre.

 

La migration est une réalité humaine et sociale qui ne peut être traitée uniquement sous l’angle de la répression.

 

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Nous sommes les Collectifs des sans-papiers de Bâle. Nous sommes ici pour des mots très simples. Des mots qui signifient tout pour nous. Il n’y a pas de frontières entre nous.


Nous travaillons ici. Nous vivons ici. Nous nous occupons des enfants, des maisons, des malades, des personnes âgées. Nos amis sont ici. Notre vie est ici.


Il est écrit sur certains papiers que nous venons de l’extérieur. Des papiers indiquent que nous ne devrions pas être ici. Et malheureusement, cette idée est également ancrée dans certains esprits. Mais pourquoi ?

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Sous la devise « Pas de frontières entre nous », nous attirons aujourd’hui l’attention sur les frontières auxquelles nous sommes confrontées en tant que femmes réfugiées. Des frontières créées par des systèmes patriarcaux et discriminatoires. Nous sommes des femmes et nous sommes réfugiées. Ces expériences sont indissociables.

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A l’occasion de la conférence et du meeting contre la guerre des 19 et 20 juin à Londres, une campagne de soutien aux déserteurs russes et ukrainiens a été lancée. Le réseau suisse contre la guerre est partie prenante de cette campagne et appelle toutes les organisations et personnes à organiser avec nous pour que les déserteurs fuyant la guerre puissent être accueillis.