Camps et hébergements pour demandeurs d'asile

Les camps d'asile et les hébergements sont des lieux d'isolement. Les événements et les développements autour de ceux-ci sont rassemblés ici et la situation dans ces derniers est rendue visible.

Article
Photo: Tamara Sánchez-Pérez À la session parlementaire d'automne, la motion 25.4674 « Pour une stratégie d'asile qui soit réellement dans l'intérêt de la population suisse » passe au Conseil national après avoir été acceptée au Conseil des États. La stratégie d'asile 2027 va introduire de multiples débats sur les fondements de l'asile en Suisse, comme le montre aussi le nouveau postulat 26.4062 « Plus de sécurité, plus d'intégration. Révision de la loi sur l'asile et de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration » de la Commission des institutions politiques du Conseil national, que le Conseil fédéral propose d'accepter, et qui souhaite concrétiser cette « stratégie ». Ainsi, nous reproposons le décryptage de la motion 25.4674 ci-dessous.
Article
Les deux motions identiques 26.3616 et 26.3655 exigent que les communes d’implantation puissent s’opposer par un veto à la création de nouveaux centres d’asile fédéraux. Il ne devrait être possible de déroger à cette règle que dans une « situation exceptionnelle », lorsque des mesures sont prises en vertu de l’article 55, alinéa 2, de la loi sur l’asile (LAsi). Dès le premier coup d’œil, l’exposé des motifs des motions présente des lacunes manifestes : le centre de retour de Büren-sur-l’Aar et le projet de centre d’hébergement collectif à Kandersteg sont cités comme exemples négatifs, alors qu’il s’agit dans les deux cas de structures cantonales dont la responsabilité incombe non pas à la Confédération, mais aux cantons. Il n’est par ailleurs pas fait mention du fait que les cantons et les communes sont d’ores et déjà associés à la planification des centres d’asile fédéraux et disposent de moyens pour s’impliquer dans les procédures et former opposition. À cela s’ajoute le fait qu’un droit de veto des communes d’implantation risquerait de compliquer encore davantage la mise en place des centres d’asile fédéraux. Les 5'000 places régulières dans les centres d’asile fédéraux, convenues politiquement lors de la restructuration du domaine de l’asile en 2014, n’ont toujours pas été atteintes à ce jour.
Article
Sous prétexte de mieux adapter le système d’asile aux personnes qui ont « réellement » besoin de protection, le Conseil fédéral et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) veulent mettre en place une nouvelle procédure préliminaire d’asile. Ce filtre permettrait d’exclure certaines personnes sans qu’elles aient pu s’expliquer au préalable sur les raisons de leur fuite.
Article
À la session parlementaire du printemps, le Conseil national va débattre une motion déposée par l'UDC, intitulée «Pour une stratégie d'asile qui soit réellement dans l'intérêt de la population suisse». Elle fait référence à la Stratégie en matière d’asile 2027, présentée par Beat Jans en novembre 2025.
Article
Malgré les condamnations répétées de la Cour européenne des droits de l’homme, la Suisse continue d’appliquer des pratiques discriminatoires dans les procédures d’asile des personnes LGBTIQ+. Face à l’échec des autorités, la société civile crée des espaces de résistance et de solidarité.
Article

Suite à la révélation d’actes de violences dans les Centres fédéraux d’asile (CFA) le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a dû réagir. Le nouveau système d’asile, entré en vigueur en 2019 était déjà sous le feu des critiques l’année suivante. C’est grâce à la vigilance des organisations indépendantes du mouvement d’asile et au travail d’investigation de plusieurs médias que la lumière a pu être faite.