Avant même que le nouveau règlement de l’UE sur le retour n’ait été notifié à la Suisse en tant que développement de l’acquis de Schengen, la pression s’intensifie déjà au Parlement pour exploiter au maximum les possibilités qu’il offre.
Le rapport thématique « Attendre des années sa famille », publié récemment par l'Observatoire suisse du droit d'asile et des étrangers (ODAE-Suisse), montre à partir de cas concrets comment de longs délais de traitement, des exigences documentaires élevées et d'autres obstacles procéduraux maintiennent des familles séparées pendant des années, parfois jusqu'à dix ans.
Lors de cette session parlementaire, le Conseil des Etats va débattre du refus du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) d'accorder des visas humanitaires à des familles gazaouies en danger. L'interpellation du conseiller aux Etats Carlo Sommaruga fait suite au rejet, par la représentation suisse à Ramallah, des demandes de proches de mandant·e·s d'elisa-asile resté·e·s à Gaza, au motif d'une « absence de danger manifeste ».